Un constat actuel sur les usages des couleurs végétales

Pour les actuels praticiens de la couleur végétale

Il n'existe aucun organisme fédérateur dans ce secteur. Les artisans et artistes praticiens, les universités, les écoles et les musées sont fréquemment à la recherche de matières premières. Que ce soit pour la création, pour des analyses, des études de faisabilité ou la présentation des matériaux patrimoniaux de la couleur, il est très difficile de s'approvisionner en matières premières.

Pour la formation technique

Aucun cursus officiel ne reconnaît ni n'enseigne les pratiques de la couleur végétale pour les jeunes postulants qui en font le constat. La transmission des savoirs n'est pas assurée.

Pour la recherche et l'industrie

Le secteur des colorants naturels, et plus particulièrement celui lié au végétal, est pris très au sérieux du fait de la mise en place du dispositif européen REACH. Les colorants issus de l'agriculture, du fait de leur caractère écologique, constituent une alternative aux dérivés du pétrole et ceci dans des domaines d'application aussi divers que la cosmétique, la décoration, l'ameublement, l'habillement, les beaux-arts, la restauration du patrimoine. De nombreux étudiants de ces secteurs liés aux couleurs végétales tels que les Sciences de l'Environnement, la Chimie, les Arts appliqués ou l'Agriculture, sensibilisés à l'existence des colorants végétaux, sont surpris par le manque de structures d'accueil et par le manque de communication autour de ce sujet.

  • Où trouver les savoirs pragmatiques pour la mise en œuvre des couleurs végétales ?
  • Sur quelles bases innover en l'absence d'un état des lieux cohérent de la situation ?
  • Comment communiquer vers les acheteurs potentiels de la couleur végétale ?

Même si des réponses semblent émerger à ces questionnements, il faut cependant faire attention de ne pas tomber dans des dérives comme celle par exemple qui semble s'abattre sur le secteur du « bio » et des produits naturels.

Ce secteur constitue une niche de marché pour les couleurs végétales, mais la plus grande confusion règne dans ce milieu. Par exemple, les magasins de produits naturels proposent actuellement des pigments pour la peinture dits « naturels » qui regroupent aussi bien :

  • des ocres et terres, produits rares du point de vue géologique et qui ne sont pas renouvelables
  • des matériaux synthétiques tels que l'outremer, dont la production entraîne un coût énergétique élevé
  • des pigments artificiels dérivés du pétrole, présentés comme organiques

Contact - Conditions générales de vente - - Réalisation Weboriste